Quelque soit la variante de Texas Holdem à laquelle vous jouez, certains facteurs sont aléatoires (cartes privatives), ou dépendent des joueurs comme notamment la lecture du jeu ou encore le calcul des probabilités. Mais il y a un facteur qui évolue sans cesse entre les joueurs et qui constitue l’élément le plus important, c’est : la position. Cette notion de position est primordiale. C’est le nerf de la guerre pourrait-on dire.
La position est la place que vous occupez par rapport au dealer (bouton).
Un joueur a la position sur les joueurs situés à sa droite puisqu’il parle et agit après eux. Le dernier joueur à parler a donc la position sur tout le reste de la table. Ce qui représente un avantage majeur puisque ce joueur peut voir l’action de tous ses adversaires avant de prendre sa décision.
Il est donc indispensable d’être conscient de sa position et de celles de ses adversaires pendant un tournoi, un sit’n go ou une partie de cash game.
Etre le dernier joueur à agir est donc un atout très important puisque cela permet d’ajuster sa décision en fonction des actions préalables réalisées par nos adversaires.
Ainsi par exemple une main comme As-10 peut devenir une main forte si on est le dernier à parler alors qu’en début de parole, cette même main s’avère beaucoup plus délicate et dangereuse à jouer du fait qu’il reste toute la table à agir après nous.
Il faut cependant tenir compte également de l’agressivité de ses opposants à la table pour exploiter de manière optimale la position. Ainsi, si un joueur qui n’a pas joué beaucoup de mains relance en début de parole (UTG – Under The Gun – soit la position juste après la grosse blinde ou UTG+1, la 2ème place après la grosse blinde), il est probable que celui-ci détienne une main forte. Dans ce cas, si vous ne possédez pas une très forte main, ne vous aventurez pas dans ce coup.
Si par contre, vous remarquez qu’un joueur relance très régulièrement lorsqu’il a la position sur le reste de la table, cela signifie qu’il joue de manière très agressive et tente de « voler » assez souvent les blindes. Cela vaut la peine de payer ou de relancer avec une main un peu plus marginale que les premiums (des petits connecteurs assortis par exemple comme Valet / 10, ou 7 / 8). Ou encore de se contenter de coller (c’est-à-dire de « slowplay », jouer en masquant la véritable force de sa main) avec une main très forte (ex: paires de Valets, Dames, Rois) dans l’attente qu’il relance pour pouvoir alors le sur-relancer (une relance après une première mise est également appelée 3-bet).
Pour conclure, gardez à l’esprit que quelles que soient les cartes de départ que vous recevez, vous remporterez plus de pots lorsque vous aurez la position sur vos adversaires et que le poker est un jeu où vous pouvez espérer gagner en évitant les situations difficiles avec des mains moyennes. Vous réduirez ainsi vos risques en se couchant (en foldant) avant le flop ces mains moyennes.
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